Les études de médecine en Belgique : bon plan ou voie sans issue ?

La Belgique a toujours été, pour nos élèves, une destination alternative à la France pour la poursuite d’études de médecine.

ATTENTION : La poursuite d’études en Belgique nécessite d’obtenir une équivalence de son BAC en Belgique. Toute la procédure est disponible ici.

De nouvelles modalités d’admission

Après une tentative d’adoption d’un système de proche de la PACES (examen en fin de première année), l’état fait machine arrière et instaure à nouveau un examen à l’entrée du cursus.

Le but de cet examen, d’un niveau plus élevé que les précédents ? Rationaliser l’entrée dans la filière, et se calquer sur les taux de réussite en PACES en France.

Pari réussi.

Avant le 1er août, 3 473 candidats résidents et non résidents s’étaient inscrits à cet examen ; 696 ont été reçus, dont 647 en médecine et 49 en dentaire, soit un taux de réussite de 20,04 % pour les deux disciplines cumulées. Une sélectivité importante mais comparable à celle des facultés de médecine françaises, où les taux de réussite au concours de fin de première année commune aux études de santé (Paces) ont varié, en 2017, de 12 % (Aix-Marseille) à 33 % (Besançon), avec une moyenne de 22 %.

Source : Le Monde

Autre objectif affiché de cette mesure : limiter à 30% maximum la proportion d’élèves « non résidents » (comprendre non-bleges), la filière belge étant prise d’assaut par les étudiants français désireux de contourner la sélectivité drastique de la PACES et du numérus clausus.

Là encore, objectif atteint.

Ils sont soixante-deux. Seulement soixante-deux « étudiants non résidents » à avoir passé avec succès l’examen d’entrée aux études de sciences médicales et dentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles, selon les derniers chiffres publiés, jeudi 21 septembre, par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur belge. […]
Sur 471 candidats, seuls cinquante-cinq ont été admis en médecine, soit 11,68 %. Le résultat est encore plus dur en dentaire, où seulement sept candidats non résidents ont été reçus sur 116 postulants (6,03 %).

Source : Le Monde

Il est à remarquer que le quota des 30% est loin d’être atteint. La limite vient donc de la réussite des non résidents à l’examen, et pas du quota.

En quoi consiste donc cet examen (histoire de s’y préparer un minimum ^^) ?

Il prend la forme d’un QCM.

L’examen d’entrée sera divisé en deux parties et portera sur un programme détaillé par l’Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 19 avril 2017.

La partie 1 est relative à la connaissance et la compréhension des matières scientifiques. Les quatre matières évaluées seront les suivantes :

  • chimie,
  • biologie,
  • physique,
  • mathématiques.

>> Voir le programme détaillé de la partie 1

>> Préparez-vous à la partie 1 en passant les quiz « matières scientifiques »

La partie 2 est relative à la communication et à l’analyse critique de l’information. Cette partie est divisée en quatre matières :

  • évaluation des capacités de raisonnement, d’analyse, d’intégration, de synthèse, d’argumentation, de critique et de conceptualisation,
  • évaluation de la capacité à communiquer et à percevoir les situations de conflit ou potentiellement conflictuelles,
  • évaluation de la capacité de percevoir la dimension éthique des décisions à prendre et de leurs conséquences pour les individus et la société,
  • évaluation de la capacité à faire preuve d’empathie, de compassion, d’équité et de respect.

> Voir le programme détaillé de la partie 2

Source : ARES – Fédération des établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles

En conclusion

La Belgique propose une formation de qualité en médecine et en dentisterie. Le diplôme de médecin Belge permet d’exercer sans contrainte en France.

Si l’examen d’entrée constitue une étape non négligeable à franchir, l’accès au programme détaillé de cet examen, et sa date tardive permettent de s’y préparer au mieux.

Un bon plan donc, pour peu qu’on soit prêt à s’en donner les moyens !