Mon métier en vrai: « Moi c’est Max et je suis contrôleur de gestion »

Mon métier en vrai: « Moi c’est Max et je suis contrôleur de gestion »

Être un maniaque des chiffres passionné par les formulaires complexes et fastidieux… C’est ça être contrôleur de gestion ? (Heureusement) Non ! Son job est beaucoup plus stratégique : c’est lui qui doit  analyser au quotidien le fonctionnement de l’entreprise pour améliorer son pilotage.


Zoom sur le Contrôleur de Gestion

Le Contrôleur de Gestion (source) n’a qu’un objectif, quel que soit le domaine dans lequel il travaille : rechercher la performance. De la mise en place de tableaux de bord au suivi du budget, il dispose de nombreux outils de pilotage.


Fonctions

Un copilote vigilant

Le contrôleur de gestion aide les dirigeants pour le pilotage opérationnel et stratégique d’une unité ou de l’entreprise. Avec les responsables des différents services ou de l’unité de production, il établit un plan pour atteindre les objectifs . Il analyse en permanence les résultats de l’activité, en rédigeant des rapports pour la direction. Lorsque les prévisions ne sont pas tenues, il les réajuste et préconise des mesures correctives.

Un métier à géométrie variable

Différentes spécialisations existent. Le contrôleur budgétaire, le contrôleur de gestion industriel…

Mais la différence majeure dans le travail du contrôleur de gestion intervient lorsque la société pour laquelle il travaille est cotée en Bourse. Dans ce cas, il a davantage d’informations à fournir aux actionnaires et à un rythme plus fréquent, notamment celles concernant les besoins en fonds de roulement ou le retour sur investissement. Si l’entreprise n’est pas cotée, le contrôleur se concentre sur les indicateurs de trésorerie.


Qualités

Doigté et fermeté

Le contrôleur de gestion est en relation directe avec différentes personnes de l’entreprise. Il doit démontrer qu’il apporte une aide aux services, tout se en montrant suffisamment ferme pour obtenir les réponses voulues. Une certaine aisance relationnelle est donc indispensable.

Les chiffres en tête

Esprit d’analyse et de synthèse, méthode. Il faut en outre avoir d’excellentes bases comptables et maîtriser les systèmes d’information (tableurs, bases de données…).

Organisé

Le contrôleur de gestion doit connaître les métiers et le fonctionnement de l’entreprise. Il lui est de plus demandé de connaître l’anglais commercial. Enfin, il doit faire face à des délais toujours plus courts pour effectuer des reportings de plus en plus nombreux : une bonne résistance au stress et une organisation sans faille sont donc nécessaires pour tenir le coup.


Insertion sur le marché de l’emploi

Une fonction indispensable

Fonction cruciale pour la stratégie des entreprises, le contrôle de gestion est une valeur sûre du marché de l’emploi cadre. La fonction, fortement implantée en Ile-de-France (où se trouve encore la majorité des sièges des entreprises), se développe dans l’industrie.

Un métier ouvert aux jeunes

Le recrutement est ouvert aux jeunes diplômés de niveau bac + 4/5. 10 % des contrôleurs de gestion en poste sont de jeunes diplômés. Une première expérience en cabinet d’audit peut cependant constituer un plus au moment du recrutement.

Des évolutions possibles

Ce métier ouvre la voie à des perspectives de carrière dans des postes financiers ou d’encadrement opérationnel comme les postes de directeur du contrôle de gestion, contrôleur de gestion groupe, directeur financier, DAF (directeur administratif et financier), directeur de centre de profit ou encore directeur de l’audit.

Salaire du débutant

Entre 2083 et 2900 euros brut par mois (+ prime liée aux résultats).