Mon métier en vrai : « Moi, c’est Max et je suis consultant »

Mon métier en vrai : « Moi, c’est Max et je suis consultant »

Non, de jolis billets verts ou roses ne tombent pas du ciel à chaque fois qu’un consultant tape sur son clavier… En vrai, ça nécessite (beaucoup) plus de travail que ça ! Le rôle d’un consultant est de conseiller une entreprise pour régler une problématique à laquelle elle est confrontée : restructuration, fusion, lancement d’un nouveau produit…

 


Zoom sur le Consultant

Expert et fin stratège, le consultant (source) recherche des solutions pour améliorer le fonctionnement des entreprises, dans des domaines comme l’organisation, la relation client, les ressources humaines, les systèmes d’information, l’environnement, etc.


Fonctions

Apporter des solutions

Le consultant est un  » facilitateur  » doublé d’un expert. L’entreprise cliente fait appel à ce professionnel pour identifier et analyser ses problèmes et rechercher des solutions. Par exemple, mettre en place un outil de ressources humaines ou une solution technologique innovante.

Une méthodologie bien rodée

Si chaque mission est différente, elle se découpe toujours en plusieurs phases. Avant de poser un diagnostic, le consultant passe du temps sur le terrain : par exemple, il rencontre les dirigeants et le personnel. Il organise des entretiens et recoupe les informations recueillies. Il procède ensuite à l’analyse des solutions et de leurs enjeux, qui débouche sur des recommandations. Vient alors la phase de formulation des conclusions qui peut conduire à la mise en place du changement. L’objectif du consultant est toujours de rendre l’entreprise plus performante sur un point précis, grâce à son regard extérieur.


Qualités

Partenaire du client, le consultant a l’esprit d’entreprise. Il doit être vif et percutant en face de présidents de groupe qui lui accordent peu de temps et de droit à l’erreur. Confronté sans cesse à des situations nouvelles, il sait prendre des initiatives tout en acceptant de se remettre en cause. Il est évalué après chaque mission, un moment important pour son évolution de carrière et une source de stress qu’il faut savoir gérer.

L’écoute active

Comprendre les besoins du client et ses inquiétudes est le fondement du métier. Il faut donc être assez curieux et réactif pour poser les bonnes questions. Puis faire preuve de qualités d’analyse et de synthèse pour poser un diagnostic juste et des solutions pertinentes. À cela s’ajoute la capacité à argumenter et à s’exprimer clairement. Et une touche de diplomatie lors des phases de mise en place du changement. Sans oublier le sens commercial indispensable pour progresser dans la hiérarchie.


Insertion sur le marché de l’emploi

Les gros cabinets embauchent

Hormis pendant les années difficiles, les cabinets internationaux sont de gros recruteurs. Le volume annuel d’embauche varie ainsi de 200 à 1 000 postes dans des cabinets comme Ineum Consulting, Bearing Point ou Accenture. Les jeunes diplômés représentent souvent plus de la moitié des recrutés. Ce n’est pas le cas dans les petites structures qui privilégient souvent les professionnels confirmés. Un stage est la meilleure façon de mettre un pied dans les cabinets qui développent d’ailleurs de nombreux partenariats avec les écoles.

Un parcours gagnant

On peut faire carrière en cabinet en progressant vite au début. L’évolution classique se décompose en 2 ans comme junior, 2 à 3 ans comme senior, avec prise en charge d’une équipe, 6 à 10 ans comme manager. Environ 5 % des consultants accèdent ensuite au grade suprême d’associé et deviennent responsables des dossiers. Le consultant qui choisit d’exercer en entreprise en cours de carrière bénéficie d’une carte de visite très recherchée.

Salaire du débutant

À partir de 2500 euros brut par mois.